Textes inédits ou peu connus

Derniers articles ou documents publiés

VerneIllustration : tombe de Jules Verne à Amiens dont le modèle est celle de Rodenbach au Père-Lachaise
(voir photo en page d’accueil de ce site).
Intitulé : Vers l’immortalité et l’éternelle jeunesse.
Photo : CC0, Hadrien Goffin (cliquer pour agrandir)

Vertigo : a loose interpretation of Bruges-la-Morte

Le Parc Royal de Bruxelles maçonnique ?

Symbolique du fronton du Palais de la Nation

Article nécrologique avec portrait inédit 
Journal de Bruges, 27 décembre 1898 (p. 2 et 3)

L’amitié de J.K. Huysmans et Rodenbach
Mercure de France, 1er février 1934

Georges Rodenbach par Emile Verhaeren
Revue encyclopédique, p. 61-65 (avec photos)

Portrait de Rodenbach par Alix d’Anethan
Musée de Folklore à Tournai

Anna Rodenbach et la dernière demeure de Rodenbach
(43 Boulevard Berthier à Paris) – revue Excelsior, 21 décembre 1923

Quelques lettres d’artistes célèbres :

Lettre de Rodin à Rodenbach (1898, au moment de l’affaire du monument Balzac)

Mon cher Rodenbach,

Il y a longtemps que je désire vous remercier de votre lettre affectueuse et dont je suis si fier, mais je suis toujours maladif et n’ai pas de décision pour les petites choses.
J’ai pour vous et pour Madame Rodenbach une vive et fervente sympathie. Vous me dites entre choses aimables de venir dîner un jour. J’espère que vous serez assez bon de changer pour moi le dîner en déjeuner. Car j’habite la campagne et je ne suis jamais à Paris après 7 h du soir.
Pardonnez-moi mon ami cette exposition de mon petit déjeuner et pensez surtout que je vous envoie encore d’un ami dévoué tous mes désirs de vous faire plaisir et présente à Madame mon respect.

A. Rodin
11 mars 1898

Source : AML
Note : Rodin a dédicacé
Les Néréides au couple Rodenbach.

Gabriel Fauré, lecteur de Rodenbach

J’étais alors l’un des disciples de Gabriel Fauré. Et je me souviens parfaitement qu’un jour où j’avais manifesté mon enthousiasme pour une recueil de vers de Rodenbach et insisté auprès de Fauré pour qu’il mît en musique quelqu’un de ses poèmes, avoir obtenu cette réponse décisive :
– Verlaine, Samain. Sans aucun doute. Et beaucoup de poètes français contemporains.
Mais Rodenbach ? Il est lui-même le musicien de ses vers. Il serait impossible sans le trahir d’y ajouter quoi que ce soit.

Charles Oulmont, Journal de Bruges, 25 décembre 1948

Télégramme de condoléances de Marcel Proust lors de la disparition de Rodenbach (texte intégral)

Madame,

Je vous prie de vouloir bien accepter dans votre immense douleur l’hommage respectueux et désolé de quelqu’un pour qui Monsieur Rodenbach était un objet de sympathie, d’admiration extrêmement vives, et, – puisse cela vous rendre ma tristesse moins indifférente en vous parlant un peu de lui – à qui il avait toujours témoigné beaucoup de cette bienveillance où il savait mettre tant de grâce et tant de cœur.
Hélas il n’y a pas un mois, je le rencontrais.
Nous parlions santé et il me disait ces mots qui me navrent aujourd’hui :
– Je me rattraperai sur la vieillesse. Il paraît qu’en vieillissant tout cela se guérit. Je lui citai une pensée de Joubert là-dessus qui était douce comme une promesse, et il ajoutait :
– D’ailleurs, excepté les brutes, tout le monde est malade.
Je disais : – « Non » « Voyez, il y a France. »
Et Monsieur Rodenbach me répondit : – « Oh il dit cela, c’est une coquetterie. »
Et il consultait Haber sur un musicien qui lui avait proposé de mettre je crois L’Arbre en musique.
Il parlait de nouveaux livres. J’ai le cœur serré à penser que tout cela qui est si près est déjà si loin.
Du moins, vous avez ce qu’on peut laisser de meilleur : son souvenir et sa gloire.
Un jour, cela mêlera de la douceur à votre désespoir.

Votre respectueux et très triste Marcel Proust

Doc AML 3044-3047 (extrait du manuscrit) – env. 26 décembre 1898

Analyses diverses :

Michel de Ghelderode et Marcel Wyseur : une amitié brugeoise
Charles De Coster, Ixelles mon amour (Le Carnet et les Instants, n° 193 –
janvier 2017, p. 13)
Blanche-Neige ou la Madeleine-Sophia ? par Joël Goffin
Mon interprétation trouve largement écho dans le dernier livre de Jacqueline Kelen
« Une robe de la couleur du temps : le sens spirituel des contes de fées »
Albin Michel, Paris, 2014
Le Parc royal de Bruxelles maçonnique ?
Loge de Saint-Charles à Bruxelles (Adolphe Cordier, Histoire de l’Ordre maçonnique, Mons, 1854)
en rapport avec l’article précédent
The Masonic Brussels Park
Symbolique du fronton du Palais de la Nation à Bruxelles

Autres :

Giaccomo Puccini et Bruxelles – le compositeur avait pensé adapter Le Mirage,
version théâtrale de Bruges-la-Morte – Scarabenka – mars 1996

Baudelaire et Bruxelles – exposition du 7 septembre 2017 au 11 mars 2018   
Baudelaire, Pauvre Belgique
– texte intégral
Promenade dans Bruxelles avec Baudelaire
Baudelaire, Pauvre Belgique – extraits
John Donne – Holy Sonnets, X (Death, be not proud) (traduction en français)
Esotérisme de Saint-Jacques sur Coudenberg

SJC